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construire un batiment en elvage bovin

février 4th, 2010

un batiment pour elvage bovin

G U I D E P R AT I Q U E

D E L’ É L E V E U R

Avril 2006

SOMMAI R E

LE PROJET BÂTIMENT : UNE DÉMARCHE RAISONNÉE

A/ RÉUSSIR SON PROJET BÂTIMENT : SE POSER LES BONNES QUESTIONS 3

B/ ETAPES À SUIVRE POUR CONSTRUIRE UN BÂTIMENT 4

LE FINANCEMENT DES BÂTIMENTS D’ÉLEVAGE 5

A/ LES SUBVENTIONS 5

• Méthode d’évaluation des coûts du bâtiment 5

• Procédure d’instruction du dossier 6

• Contenu du dossier de demande 6

• Les investissements éligibles 6

• Les postes éligibles 7

• La gestion des effl uents d’élevage 7

B/ LE FINANCEMENT DANS LE CADRE D’UN PLAN D’INVESTISSEMENT 8

C/ LES CONDITIONS D’ACCÈS AUX AIDES ET AUX PRÊTS 9

LA RÉGLEMENTATION ENVIRONNEMENT 10

A/ SEUILS DE CLASSEMENT DES INSTALLATIONS D’ELEVAGE 10B/ DISTANCES D’IMPLANTATION DES BATIMENTS ET LEURS ANNEXES 10

C/ DISTANCES MINIMALES D’ÉPANDAGE DES DÉJECTIONS 11

D/ EAU ET ÉPANDAGE 11

LES PRÉCONISATIONS TECHNIQUES POUR

LE LOGEMENT DES VACHES LAITIÈRES 12

A/ RECOMMANDATIONS DIMENSIONNELLES 12

B/ DIMENSIONS DES PRINCIPAUX TYPES DE SALLES DE TRAITE 13

C/ CONCEVOIR UNE LAITERIE 14

D/ DIFFÉRENTS TYPES D’AGENCEMENTS POSSIBLES 16

LES PRÉCONISATIONS TECHNIQUES POUR

LE LOGEMENT DES VACHES ALLAITANTES 19

A/ RECOMMANDATIONS DIMENSIONNELLES 19

B/ DIFFÉRENTS TYPES D’AGENCEMENTS POSSIBLES 20

NE DÉMARCHE RAISONNÉE

A/ REUSSIR SON PROJET BÂTIMENT :  SE POSER LES BONNES

QUESTIONS ET AGIR  PAR  ÉTAPE

Le projet résulte d’une réfl exion globale sur l’exploitation, son environnement, les conditions de travail, le confort des animaux … Autant de

questions à se poser et à résoudre.

AMÉNAGER – AGRANDIR – CONSTRUCTION NOUVELLE ?

L’utilisation des anciens bâtiments avec aménagement si nécessaire, la proximité de maisons de tiers, l’avenir de l’exploitation par rapport à

l’habitation (village), déterminent les possibilités de construction sur place ou la nécessité de délocalisation.

PROPRIÉTAIRE OU FERMIER ?

La situation juridique entraîne une demande d’autorisation de construire par le fermier auprès du propriétaire en précisant la nature,

l’implantation et le montant fi nancier du projet.

NATURE, NOMBRE DANIMAUX, OUVRAGES ANNEXES, ÉVOLUTION PROBABLE ?

Le nombre et la surface des bâtiments avec les accès détermineront l’espace nécessaire pour l’implantation et le choix de la parcelle.

DISSOCIER LHABITATION DES BÂTIMENTS DEXPLOITATION ?

Choix personnel à conseiller et à réaliser si possible pour créer un cadre de vie agréable.

CHOIX DE LEMPLACEMENT ?

• Existence ou distance des réseaux eau potable et EDF

• Orientation des bâtiments si face ouverte

• Intégration au site selon la pente et les travaux de nivellement, organisation des bâtiments

• Prise en compte de l’impact visuel du projet et des répercussions d’éventuelles nuisances pour les voisins (bruit, odeur, …)

• Liaison du projet entre la voirie et les bâtiments existants

CONSEILS TECHNIQUES – PROJET ARCHITECTURAL ?

• Mise en relation avec les conseillers bâtiment et élevage (Chambre d’Agriculture et Groupements de Producteurs)

• Concertation avec l’architecte

• Participation aux visites Portes Ouvertes Bâtiments

• Elaboration d’un avant-projet technique et architectural

• Avis du Conseiller de Gestion sur la faisabilité du projet sur le plan économique

DEVIS – PLAN DE FINANCEMENT

• L’établissement d’un avant-projet permet le chiffrage des travaux par des entreprises sur une même base de calcul ou des fournitures à

mettre en oeuvre

• Prendre en compte les délais d’obtention des aides dans le cadre du fi nancement du projet et s’assurer de l’accord de l’établissement

bancaire

• Devis signés avec délais de réalisation et date de garantie de prix

• Délai d’obtention du permis de construire (3 mois et plus si avis de l’architecte des Bâtiments de France)

• Avis de la DSV et de la DDASS

• Mise à disposition des prêts (attention aux taux d’intérêt des prêts-relais)

MISE EN OEUVRE

• La date souhaitée pour la mise en service entraîne un calendrier pour les travaux à convenir avec les entrepreneurs

• Importance et nature des travaux réalisés en auto-construction (attention au temps passé au détriment de la conduite de l’exploitation)

AUTRES

• Obligation d’affi chage du permis de construire

• Déclaration de début et de fi n de travaux

• Nécessité de prendre une assurance construction pour d’éventuels recours si malfaçon

Un but à atteindre : construire un bâtiment fonctionnel, économique, agréable à vivre.

4 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

B/ ÉTAPES À SUIVRE POUR CONSTRUIRE UN BÂTIMENT D’ÉLEVAGE

DÉMARCHE ADMINISTRATIVE DÉMARCHE TECHNIQUE

ETUDE PRÉALABLE

Demande d’un certifi cat d’urbanisme avec opération déterminée (non

obligatoire mais parfois nécessaire notamment lors d’un achat de

parcelle, projet de voirie…)

Imprimé à retirer et à déposer en mairie (délai maximum de réponse

par DDE : 2 mois).

Réalisation avant-projet bâtiment avec le technicien spécialisé en

bâtiment d’élevage comprenant :

Analyse du projet agricole avec défi nition des objectifs à court et moyen

terme

- Conduite d’élevage et système fourrager

- Main d’oeuvre et organisation du travail

- Matériel et bâtiments existants

Étude des alternatives techniques envisageables

Recherche de la parcelle susceptible d’accueillir le bâtiment

Visites de bâtiments plus ou moins récents

Détermination de la capacité totale d’investissement

Devis entreprise ou chiffrage par le technicien bâtiment selon le

département

  Réalisation de l’étude économique et fi scale : P.I. - D.J.A.

PASSAGE CDOA

- Établissement des plans défi nitifs

- Demande de permis de construire à déposer ou à envoyer en mairie,

et simultanément déclaration ou demande d’autorisation auprès du

service installations classées de la Préfecture

- Etude d’impact si élevage soumis aux installations classées, régime

de l’autorisation

- Délai de réponse de la DDE : 3 mois

- Consultation de différentes entreprises pour chaque corps de métiers

- Analyses des devis et vérifi cation des attestations d’assurance de

garantie décennale

- Évaluation des possibilités d’auto-construction

ACCEPTATION PERMIS DE CONSTRUIRE

- Dépôt du dossier de demande de subvention à la DDAF ( État, Union

Européenne, Conseil Régional et Conseil Général )

- Affi chage du permis de construire

- Récépissé de dépôt du dossier de demande de subvention délivré

par la DDAF autorisant à commencer les travaux

- Déclaration d’ouverture de chantier déposée à la mairie qui transmet

à la DDE

- Engagement des travaux : ouverture du chantier à signaler à la DDAF

suivant département

- Demande d’un acompte de subvention jusqu’à hauteur de 80 % de la

subvention en 2 acomptes maximum

- Permis modifi catif si les travaux réalisés sont non conformes au

permis de construire

- Souscription obligatoire d’une assurance dommages ouvrages par le

maître d’oeuvre (éleveur)

- Acceptation des marchés : signature des devis ou bons de commandes

- Demande d’autorisation de fi nancement à la DDAF

- Réalisation des travaux : soit entreprise - soit auto-construction

- Garantie décennale exigée pour charpente et fosses

- Attention aux litiges éventuels lorsqu’il y a auto-construction en cas de

malfaçon

FIN DES TRAVAUX

- Déclaration de fi n d’achèvement des travaux à déposer à la mairie - Réception des travaux avec entreprises

- Le délai de réalisation des travaux est de 2 ans après le démarrage du

chantier (déclaration faite à la DDAF)

CERTIFICAT DE CONFORMITÉ

- Demande du solde des subventions

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 5

LE FINANCEMENT

DES BÂTIMENTS D’ÉLEVAGE

A/ LES SUBVENTIONS

Méthode d’évaluation du montant du projet, du plafond et du montant subventionnable

COÛT RÉEL :

C’est celui qui ressort de l’ensemble des devis établis par les différents corps de métier ou un organisme habilité, auquel s’ajoute la main

d’oeuvre personnelle qui peut être prise en compte ou non à hauteur de 20 % ou 50 % des fournitures, selon les fi nanceurs du projet. La

D.D.A.F. vérifi e alors que l’ensemble ne dépasse pas le coût entreprise.

DÉTERMINATION DU MONTANT ÉLIGIBLE DU PROJET AU TITRE DU PMBE (PLAN DE MODERNISATION DES BÂTIMENTS

D’ELEVAGE) ET DES PI (PLANS DINVESTISSEMENT) :

Plafond éligible du PROJET base de 150 000 /UTH, dans la limite de 2 UTH par exploitation et de 3 exploitations regroupées au

maximum.

Ce plafond éligible sert de valeur d’écrêtement au montant du projet retenu pour le calcul des aides et des droits à prêts bonifi és.

DÉTERMINATION DU PLAFOND SUBVENTIONNABLE :

Le plafond subventionnable au titre du Plan Bâtiment ou PMBE est de :

PMBE CONSTRUCTION NEUVE RENOVATION

ZONES Montant subventionnable maximum Montant subventionnable maximum

Hors zone montagne 90 000 60 000

Zone montagne 100 000 70 000

par part PAM ou PI (Plan d’investissement). Pour les GAEC, ce montant peut être multiplié par le nombre d’exploitations regroupées dans la

limite de 3. Un sur-plafond limité à 50 000 par dossier est autorisé pour les investissements spécifi ques suivants :

- Insertion paysagère (co-fi nancée par le Conseil Régional).

- Ateliers de transformation à la ferme des produits issus de l’activité d’élevage bovin et ovin (co-fi nancé par les collectivités territoriales). La

transformation en élevage caprin est incluse dans le PMBE.

- Gestion des effl uents hors zones vulnérables (co-fi nancé par les collectivités territoriales)

Dans le cas d’un dossier de rénovation avec demande d’accès à un des sur-plafonds, le montant subventionnable maximum applicable ne

pourra pas dépasser le montant maximum défi ni pour les constructions neuves, soit 90 000 hors zone de montagne et 100 000 en

zone de montagne.

On ne peut accéder qu’à un seul sur-plafond par dossier.

La gestion des effl uents d’élevage en zone vulnérable est exclusivement fi nancée par le PMPOA2.

Dans le cas de projet de construction neuve en litière paillée accumulée, il est appliqué un abattement forfaitaire de 12,5 % sur le montant

total des investissements matériels retenus (avant prise en compte de la main d’oeuvre personnelle de l’éleveur).

Dans les autres cas, cet abattement forfaitaire est fi xé à 37,5 % du montant des investissements retenus au titre de la gestion des effl uents.

Pour les autres aides bâtiments hors PMBE (fi nanceurs Collectivités Territoriales, Offi ces, etc…), on se reportera au plafond maximum

subventionnable défi ni dans les conventions ou règlements. La plupart des investissements aidés hors plan bâtiment d’élevage sont limités

à 15 000 .

INVESTISSEMENT ÉLIGIBLE

- Si le coût réel est inférieur au plafond subventionnable, c’est le coût réel qui est retenu,

- Si le coût réel est supérieur au plafond subventionnable, c’est le plafond administratif qui est retenu.

LES TAUX DAIDE POUR LES INVESTISSEMENTS SUBVENTIONNABLES : SE REPORTER AUX TABLEAUX ANNEXÉS À CE GUIDE

DE LÉLEVEUR

LE TAUX GLOBAL DAIDE SUR DOSSIER :

Les taux plafonds d’aides publiques, tous fi nancements cumulés, sont fi xés à :

- 40 % hors zone défavorisée (50 % pour les J.A.),- 50 % en zone défavorisée (60 % pour les J.A.).

La subvention équivalente (ou bonifi cation) du montant des prêts bonifi és affectés à l’investissement s’ajoute aux aides directement versées

à l’éleveur. Le total des aides est ramené en % du total du montant subventionnable.

6 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

Procédure d’instruction du dossier de demande de subvention :

Cas du PMBE : le demandeur peut commencer les travaux dès réception de l’accusé de réception de dépôt du dossier.

La D.D.A.F. dispose d’un délai de 2 mois pour délivrer le récepissé de dossier complet.

La D.D.A.F. dispose d’un délai de 6 mois pour instruire le dossier et notifi er la subvention à compter de la date à laquelle le dossier est

réputé complet. Ce délai peut être prorogé pour raisons exceptionnelles.

Le demandeur dispose au maximum d’un délai d’un an à compter de la notifi cation de subvention pour démarrer les travaux. Il doit adresser

à la D.D.A.F. la déclaration de commencement des travaux.

Le demandeur dispose d’un délai de deux ans à compter de la date de déclaration de début des travaux en D.D.A.F. pour achever les travaux

et fournir le certifi cat de conformité DDE.

Paiements : en 2 acomptes pour au maximum 80 % du montant de l’aide, et paiement du solde après visite de la D.D.A.F.

Autres aides : le demandeur peut commencer les travaux dès réception de la notifi cation de l’aide.Dans tous les cas : fournir pour les demandes de paiement des factures acquittées

Contenu du dossier de demande de subvention

Exemplaire de la demande, accompagné des pièces suivantes :

- l’arrêté de permis de construire ou la déclaration de travaux

- le plan de situation et le plan de masse des travaux

- le plan des aménagements intérieurs

- pour les travaux de rénovation, le plan avant travaux et après travaux

- les devis estimatifs détaillés des travaux ; 2 situations possibles :

1) les investissements de gestion des effl uents sont inclus dans le plan bâtiment : des devis séparés doivent être présentés

2) la gestion des effl uents est fi nancée par le PMPOA2 : ces investissements ne doivent pas fi gurer sur les devis présentés au plan

bâtiment.

- ne doivent pas fi gurer sur ces devis les travaux fi nancés dans le cadre d’autres procédures telles que les CAD …

- joindre un récapitulatif des dépenses en fournitures de matériaux pour chaque investissement faisant appel à de la main-d’oeuvre de

l’éleveur

- la copie du dernier avis d’imposition ou de non-imposition (pour les sociétés : avis de chacun des membres)

- un justifi catif de paiement des cotisations fi scales émis par la trésorerie

(impôt sur sociétés et impôt sur le revenu - si société ; pour chaque membre – au centre des impôts sur présentation des avis

d’imposition)

- en cas de non affi liation à la MSA, un justifi catif de paiement des cotisations sociales au 31 janvier de l’année de la demande (ou échéancier

négocié

- le feuillet spécifi que relatif à la viabilité économique de l’exploitation

- le cas échéant, l’autorisation du propriétaire (si ce n’est pas le demandeur)

- le cas échéant, le récépissé de déclaration ou l’arrêté d’autorisation au titre des installations classées

- relevé(s) d’identité bancaire ou postal (2 relevés pour une demande au plan bâtiment, plus 1 par fi nanceur)

- un exemplaire des statuts ou l’extrait de l’imprimé Kbis si l’exploitant est une personne morale

- le cas échéant, le feuillet spécifi que relatif aux collectivités territoriales

Dans le cas où le demandeur n’a pas de numéro PACAGE, il devra compléter son dossier par une copie d’une pièce d’identité s’il est une

personne physique et par un exemplaire des statuts ou l’extrait de l’imprimé Kbis s’il est une personne morale

Les investissements éligibles au Plan Bâtiment (PMBE)

Les investissements éligibles peuvent concerner :

- la rénovation d’un bâtiment existant ou

- la construction neuve ou l’extension d’un bâtiment existant

Les bâtiments d’alpage (ou d’estives) sont éligibles au dispositif.

L’agriculteur peut exécuter lui-même une partie des travaux : dans ce cas, la main d’oeuvre est prise en compte pour le calcul de l’aide.

Cependant, pour des raisons de sécurité, certains travaux comportant un risque pour l’éleveur ou son exploitation ne sont pas retenus en cas

d’auto-construction (électricité, plomberie, constructions de charpente et fosses).

LES SUBVENTIONS

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 7

Postes éligibles

POUR LE LOGEMENT DES ANIMAUX :

• le terrassement, les réseaux divers,

• l’ossature, la charpente, la toiture, le bardage… (avec garantie décennale sauf pour tunnels)

• les tunnels destinés au logement des animaux,

• les aires d’attente et d’exercice pour les animaux,

• les équipements visant à une amélioration des conditions sanitaires d’élevage et de surveillance : fi lets brise-vents, aération, ventilation,

télésurveillance,

• les équipements visant à l’amélioration des conditions de manipulation des animaux et de la qualité : équipements de contention, tri et

pesée,

• les aménagements et équipements fi xes intérieurs : logettes, cornadis, équipements de distribution de l’alimentation (ex : tapis

d’affouragement, mangeoires, abreuvoirs, impluvium), barrières.

En dehors du logement des animaux, d’autres investissements sont éligibles :

• les locaux sanitaires et leurs équipements : nurserie, aire d’isolement, local de quarantaine, de contention,

• locaux de traite et de stockage du lait et leurs équipements, à l’exclusion des tanks à lait,

• les équipements de traitement des effl uents peu chargés en lien avec les locaux de traite (systèmes validés),

• les équipements extérieurs liés à la contention des animaux,

• les aménagements des abords de bâtiments : voirie, quais, accès véhicules,

• les constructions et les équipements de stockage de fourrage ; silos à grain et à fourrage, tunnels à fourrage, installations de séchage en

grange,

• les ateliers de transformation à la ferme (soit par PMBE ou Collectivités Territoriales),

• la mise en conformité des installations électriques,

• les prestations d’architecte et de maîtrise d’oeuvre.

Gestion des effl uents d’élevage

En dehors des zones vulnérables : fi nancement par le PMBE possible s’il s’agit d’une construction neuve ou fi nancement par les Collectivités

Territoriales pour une rénovation

POSTES ÉLIGIBLES :

• ouvrages de stockage des effl uents,

• réseaux et matériels fi xes de transfert,

• gestion des eaux pluviales,

• étanchéité des ouvrages de stockage des effl uents et des silos,

• couvertures d’exercice (seulement en gestion effl uents sur Collectivités Territoriales),

• traitement des effl uents peu chargés (systèmes validés),

en Zone vulnérable, fi nancement sur le PMPOA 2 uniquement

LES SUBVENTIONS

NB : liste non limitative ; d’autres sources de fi nancement autres que le PMBE permettent d’intervenir sur des

investissements ciblés tels que TRAITE OU LAITERIE, AMENAGEMENT-EQUIPEMENT ou ÉLEVAGE LAIT ou VIANDE,

en production HORS-SOL porcins, volailles, veaux batterie ou dans le cadre de la DIVERSIFICATION.

CONSULTER VOS CHAMBRES d’AGRICULTURE, votre CONTRÔLE LAITIER et vos ORGANISMES ÉCONOMIQUES

8 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

B/ LE FINANCEMENT DANS LE CADRE D’UN PLAN D’INVESTISSEMENT (PI)

C’est une programmation pluriannuelle d’investissements dont la durée est limitée à 5 ans et pour laquelle peuvent être demandés des prêts

bonifi és à l’agriculture et des prêts spéciaux de modernisation auxquels l’agrément de ce plan ouvre l’accès.

Exemple d’investissements fi nançables :

• Constructions et aménagements de bâtiments,

• Acquisition de matériel,

• Frais d’études et honoraires dans la limite de 12 % des investissements matériels.

Les bénéfi ciaires : l’exploitant à titre principal … il peut céder son droit à prêt au bailleur réalisateur de l’investissement.

Réalisation d’un P.I. :

Contacter votre technicien pour élaborer et déposer un dossier (dont étude économique) auprès de votre D.D.A.F. qui adresse un exemplaire

du dossier à l’établissement de crédit choisi par l’exploitant. Celui-ci analyse les aspects fi nanciers et réglementaires et présente ses conclusions

lors de l’examen du dossier en commission départementale. Après avis de la CDOA, le Préfet décide si le dossier est ou non recevable.

Les prêts pour fi nancer un projet bâtiment

P.S.M. : Prêts Spéciaux de Modernisation - P.S.E. : Prêts Spéciaux Elevage

La réalisation d’un P.I. permet de bénéfi cier d’une bonifi cation

d’intérêt (appelée Subvention Equivalente) intégrée comme aide

dans le cas d’un investissement bâtiment. Si l’éleveur est au taux

maximum d’aide sur son projet, il peut choisir, soit de maintenir son

prêt bonifi é, auquel cas, la subvention PMBE versée sera réduite,

soit de réduire ou de ne pas demander de prêts bonifi és.

DEBLOCAGE DES PRETS : un « avis technique » est envoyé à chaque

éleveur ayant effectué une demande d’aide PMBE. Cet avis technique est

à transmettre à la banque qui demandera une autorisation de fi nancement

à la D.D.A.F. pour vous débloquer le montant (au prorata des factures

présentées sur le montant total éligible de l’investissement).

CONDITIONS

Taux et Durée maximale des prêts

Zone défavorisée Autre zone

PSM

(conditions normales)

3 %

12 ans

4 %

9 ans

PSM

(conditions particulières J.A.)

1 %

12 ans

2,5 %

9 ans

PSE 4 %

12 ans

4 %

9 ans

Durée maximale des Prêts 15 ans en règle générale

20 ans pour les investissements immobiliers (bâtiments, plantations …)

Plafond des PSM

72 000 euros par UTH dans la limite de 2 UTH par exploitation

Cas particuliers :

pour les GAEC, montant maximum des PSM égal au produit du nombre d’UTH du GAEC

x 72 000 , dans la limite de 2 UTH par exploitation et de 3 exploitations

Investissements de protection et d’amélioration de l’environnement non éligibles au

PMPOA : montant du déplafonnement 19 100  par UTH et 38 500  par exploitation.

Plafond des PSE Encours plafond de 58 500 par exploitation avec un maximum de 3 exploitations regroupées

par GAEC

Quotité des prêts

(si aide, quotité appliquée sur le montant

HT projet après déduction des aides

publiques)

PSM : 90 % pour les biens immobiliers

PSM : 80 % pour les investissements en matériel

PSM : 100 % pour les biens mobiliers hors matériels

PSE : 70 % dans tous les cas

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 9

C/ LES CONDITIONS D’ACCÈS AUX AIDES ET AUX PRÊTS

• Exploitant ou société dont l’objet est la mise en valeur directe d’une exploitation agricole et dont plus de 50 % du capital social est détenu

par des associés exploitants, dès lors que l’exploitant ou un des associés de la société (appelé « associé référent ») répond aux conditions

suivantes :

- être âgé de 18 ans,

- être de nationalité française,

- j ustifi er de connaissances et de compétences professionnelles suffi santes (diplôme équivalent ou supérieur au BEPA ou BPA, ou participation

effective de 5 ans aux travaux agricoles de l’exploitation, ou formation adaptée),

- retirer au moins 50 % de son revenu professionnel global de l’activité agricole en zone de plaine, au moins 30 % en zone défavorisée.

D’une manière générale, c’est l’exploitant qui dépose le dossier et réalise les travaux.

Les propriétaires bailleurs de biens fonciers à usage agricole, lorsque le preneur remplit les conditions d’obtention de la subvention, ainsi

que les fondations, associations sans but lucratif et les établissements d’enseignement et de recherche agricole peuvent bénéfi cier de ce

dispositif.

CAS DES INSTALLATIONS sans D.J.A.

Moins de 5 ans d’activité

(formation C.F.P.P.A. possible)

Pas d’accès aux aides PMBE – OFIVAL – CONSEIL REGIONAL sauf pour les demandeurs

qui ont un diplôme, un titre, ou un certifi cat de niveau égal ou supérieur au BEPA

ou BPA.

Avec 5 ans d’activité Accès aux aides en justifi ant d’une participation à l’exploitation en qualité de non salarié

ou soit de salarié sur une exploitation.

1 0 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

LA RÉGLEMENTATION A/ SEUILS DE CLASSEMENT

Règlement

Sanitaire

Départemental

RSD

Installations Classées pour la Protection de l’Environnement

ICPE

Déclaration Autorisation

VEAUX DE BOUCHERIE ET BOVINS A L’ENGRAISSEMENT moins de 50 50 à 400 plus de 400

VACHES LAITIERES (hors génisses) 4 à 49 50 à 100 plus de 100

TROUPEAUX MIXTES

4 à 49

50 à 100

et réf

50 à 100

si réf 300 000 kg de lait/an

plus de 100

et réf

plus de 100

si référence 300 000 kg

de lait/an

VACHES NOURRICES (hors génisses) 4 à 99 à partir de 100 non concerné

PORCS* en stabulation ou en plein air (animaux-équivalents) 6 à 49 50 à 450 plus de 450

VOLAILLES** (quel que soit l’âge) (animaux-équivalents) 51 à 4 999 5 000 à 30 000 plus de 30 000

LAPINS (de + de 30 jours)

En projet au 31/03/06 :

LAPINS (animaux sevrés)

51 à 1 999

51 à 2 999

2 000 à 6 000

3 000 à 19 999

plus de 6 000

plus de 20 000

Nombre maximum (et non pas moyen) d’animaux présents simultanément sur l’ensemble des bâtiments d’un même site d’exploitation (et non pas le nombre de places existantes)

* Porcs

1 porc à l’engrais et animal en multiplication = 1 animal équivalent (AE)

1 reproducteur (truie et verrat) = 3 animaux équivalents (AE)

1 porcelet sevré

Règlement Sanitaire Départemental

(RSD)

Installations Classées pour la Protection de

l’Environnement ICPE

- Habitation des tiers ou local habituellement

occupé par des tiers

- Stades

- Terrains de campings agréés

- Zones destinées à l’habitation

50 m

100 m pour les élevages porcs sur lisiers

50 m pour les ensilages sur sol bétonné, avec

stockage des jus

100 m

Dérogations préfectorales sauf pour ICPE

“Autorisation”

50 m si bovins sur litière

25 m en zone de Montagne

15 m pour la paille et le fourrage

(prévention incendie)

(dossier technique et économique avec mesures

compensatoires)

50 m pour les volières (dont la densité est inférieure à 0,75 Animaux Equivalents/m2)

50 m pour les enclos palmipèdes et pintades

20 m pour les enclos des autres volailles

50 m pour les porcs en plein air

Puits, forages, sources, stockage des eaux,

rivages, berges des cours d’eau

35 m

20 m enclos palmipèdes - 10 m enclos volailles (d 0,75 AE/m2)

Lieux de baignade 200 m 200 m

Zones aquacoles 200 m

En amont des piscicultures en installations

classées sauf dérogations liées à la topographie 200 m 500 m (sauf dérogations liées à la topographie)

B/ DISTANCES D’IMPLANTATION

S’appliquent aux :

- Bâtiments : locaux d’élevage, couloirs et surfaces sur lesquels les animaux sont présents même temporairement, enclos de porcs en plein air, volières

avec densité > 0,75 AE.

- Bâtiments annexes : stockage de paille et fourrage (sec et ensilage), aliments pour animaux. Evacuation, stockage, traitement de tous effl uents. Salle

de traite.

Applicable aux nouveaux bâtiments et annexes et nouvelles extensions. - Non applicable si mise en conformité ou reconstruction.

** Volailles

Palmipèdes gras en gavage = 7 animaux équivalents (AE)

Dindes – oies = 3 animaux équivalents (AE)

Dindes légères = 2,20 animaux équivalents (AE)

Dindes lourdes = 3,50 animaux équivalents (AE)

Canards = 2 animaux équivalents (AE)

Poules, poulets, faisans, pintades = 1 animal équivalent (AE)

Poulets légers = 0,85 animal équivalent (AE)

Poulets lourds = 1,15 animaux équivalents (AE)

Pigeons, perdrix = 0,25 animal équivalent (AE)

Cailles = 0,125 animal équivalent (AE)

Coquelets = 0,75 animal équivalent (AE)

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 1 1

ENVIRONNEMENT

C/ DISTANCES MINIMALES D’ÉPANDAGE DES DÉJECTIONS

RSD Installation Classée ICPE

Type d’effl uents Distance Distance

Délais d’enfouissement

après épandage sur

terres nues

- Habitation de

tiers ou local

habituellement

occupé par des tiers

- Stade

- Terrain de camping

agréé (à l’exception

de camping à la

ferme)

Compost élaboré conformément à la réglementation

(2 retournements ; Température > 55° : 15jours ou Température > 50° : 6 semaines.

Prise de température hebdomadaire – cahier

d’enregistrement

10 m Non imposé

Lisiers et purins lorsqu’un dispositif permettant

l’injection directe dans le sol

est utilisé

50 m

si enfouissement

dans les 24 h

15 m Immédiat

Fumiers bovins et porcins compacts non susceptibles

d’écoulement, après un stockage

d’au minimum deux mois dans les bâtiments.

Effl uents après traitement et/ou procédé atténuant les

odeurs

100 m

(50 m si effl uents

désodorisés ou

enfouis)

50 m 24 h

Autres fumiers de bovins et porcins

Fumiers de volailles après un stockage d’au minimum

2 mois dans les bâtiments

Fientes à plus de 65 % de matière sèche

Lisiers et purins lorsqu’un dispositif permettant un

épandage au plus près de la surface du sol du type

pendillards est utilisé

Eaux blanches et vertes

100 m 50 m 12 h

Autres cas, dont fi entes supérieures à

65 % de matière sèche non enfouies dans les 12 heures

100 m 100 m 24 h

D/ EAU ET ÉPANDAGE

Distance minimale d’épandage des fumiers, compost, lisier et autres effl uents d’élevage

RSD ICPE

Puits, forages, sources, stockage des eaux, rivages et berges des

cours d’eau

Lieux de baignade

Points de prélèvement d’eau pour l’alimentation humaine

En amont des piscicultures en installations classées

35 m

200 m si pente > 7% et absence de

plan d’épandage

200 m

35 m

35 m

(et 10 m si bande enherbée ou

boisée ne recevant aucun intrant)

200 m

(50 m pour compost conforme à la

réglementation)

50 m

500 m

1 2 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

A/ RECOMMANDATIONS DIMENSIONNELLES POUR LE LOGEMENT DES VACHES

LAITIÈRES ET GÉNISSES

Stabulation paillée Logettes (larg x long)

Aire paillée

(en m²)

* Aire paillée en

pente 8 à 9% (en m²)

Largeur de raclage

(en m)

Avec couloir paillage

(en m)

Sans couloir

(en m)

Vaches laitières 6 à 7 6 à 7 3,5 à 4 1,25 x 2,30 1,25 x 2,60

Génisses 6 mois et + 2,5 2,5 2,5 0,80 x 2

Génisses 12 mois et + 3 à 4 3 à 4 2,5 0,90 x 2,1

Génisses 18 mois et + 4 à 5 4 à 5 3 1,05 x 2,3

Génisses 24 mois et + 5 à 6 5 à 6 3 1,15 x 2,3

* Ce système est plus adapté pour des animaux à l’engraissement, cependant il peut permettre une économie de paille.

Pour un troupeau de vaches laitières il est fortement recommandé d’associer une aire d’exercice avec une aire paillée.

Vue d’ensemble

Logettes paillées face au mur

Détail de fi xations

PRÉCONISATIONS TECHNIQUES POUR

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 1 3

B/ DIMENSIONS DES PRINCIPAUX TYPES DE SALLES DE TRAITE

Salle de traite épi Salle de traite épi 50° Salle de traite par

l’arrière Salle de traite tandem

Largeur de quai 1,50 2,00 4,50 à 5,00 1,80

Largeur de salle de traite 5,00 6,00 11,00 à 12,00 5,60 à 6,00

PAS (2) 1,10 à 1,20 0,8 à 0,9 0,70 à 0,80 2,50

Longueur de salle de traite n PAS + 3,20 n PAS + 3,20 n PAS + 2,00 n PAS + 2,00

PRINCIPALES DIMENSIONS RECOMMANDÉES (EN M) (1)

(1) ces dimensions varient légèrement selon les constructeurs

(2) le PAS correspond à la distance entre deux éléments répétitifs (deux mamelles, deux faisceaux trayeurs, …)

NB : Prévoir une hauteur sous plafond en fonction du modèle choisi (lisses rotatives)

CADENCES HORAIRES PERMISES POUR 3 TYPES DE SALLES DE TRAITE, DOUBLE ÉQUIPEMENT ET LACTO EN LIGNE BASSE

(NOMBRE DE VACHES TRAITES/HEURE)

Nombre de postes Salle de traite épi (VL/h) Salle de traite par l’arrière

(VL/h) Salle de traite tandem (VL/h)

2 X 3 30-35 NC 40-45 (1)

2 X 4 35-45 NC 50-60 (1)

2 X 5 45-55 (1) NC 55-75 (1) (2)

2 X 6 50-65 (1) 55-70 (1) NC

2 X 8 65-80 (1) (2) 70-85 (1) (2) NC

2 X 10 75-85 (1) (2) 80-90 (1) (2) NC

2 X 12 80-100 (1) (2) 85-105 (1) (2) NC

NC : équipement non conseillé

(1) avec dépose automatique

(2) avec deux trayeurs pendant toute ou partie de la traite

NB : Dans le cas des simples équipements en salle de traite TPA, il faut prévoir deux postes supplémentaires par rapport à une salle de traite

épi double poste pour une même cadence de traite horaire.

HAUTEUR DES QUAIS SELON LA TAILLE DU TRAYEUR ET LE TYPE DE SALLE DE TRAITE (EN M)

Taille du trayeur

Type de salle de traite

épi et tandem par l’arrière

0,75 0,85

1,56 à 1,65 0,80 0,90

1,66 à 1,75 0,85 0,95

1,76 à 1,85 0,90 1,00

> 1,85 0,95 1,05

Salle de traite épis

avec plain pied

Source : Institut de l’élevage, Chambres d’Agriculture Grand Ouest

Source : Institut de l’élevage, Chambres d’Agriculture Grand Ouest

LE LOGEMENT DES VACHES LAITIÈRES

1 4 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

C/ CONCEVOIR UNE LAITERIE

LE POSITIONNEMENT :

Dans un premier temps on s’appliquera à trouver la meilleure orientation possible, celle permettant d’avoir le meilleur ensoleillement

(sud-est).

L’accès du laitier est également à privilégier, avec un cheminement aisé jusqu’à la zone de stationnement, et indépendant des circuits

de déjections et des animaux. La zone de chargement sera composée d’une plate-forme bétonnée d’environ 20 m2 résistant à de forts

tonnages :

prévoir un empierrement sur un minimum de 30 cm

la couche de béton sera de 15 cm avec une, voire deux nappes de treillis.

LES DIMENSIONS ET LORGANISATION :

Les dimensions de la laiterie dépendent de la taille du troupeau et plus précisément du quota, puisque ces éléments conditionnent la taille

du tank.

Les laiteries attribuent un tank de 1000 litres par tranche de 100 000 litres de lait.

Les surfaces à prévoir varient en fonction de la capacité du tank (de 4 à 8 m2).

Prévoir une porte suffi samment large (minimum 2 m de large sur 2,10 m de haut).

Il faut donc prévoir une surface 20 à 30 m2 pour une laiterie. De plus, un local de stockage en annexe servira à entreposer petits matériels et

fournitures.

Les sols doivent pouvoir être nettoyés

facilement

Le local doit être lumineux et bien ventilé

L’accès plain-pied avec la fosse de traite

facilite le travail

LE CHOIX DES MATERIAUX

LES SOLS :

Matériaux Conditions d’utilisation Observations Coût entreprise

Béton taloché B35 Classe 5b Finition talochée 30 /m2

Chape avec durcisseur Prévoir un primaire

d’accrochage

Finition talochée

ou sablage quartz

25 /m2

+ 1,5 /m2

Carrelages antidérapants Prévoir des joints anti-acides Exclusivement des grès

cérame

50 à 60 /m2

Résine Epoxy + silice Surface d’accroche en très

bon état

Respecter le délai de mise en

service

Utiliser un primaire

Température de mise en

oeuvre > 12°c

50 à 60 /m2

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 1 5

CONCEVOIR UNE LAITERIE

LES MURS :

Matériaux Conditions d’utilisation Observations Coût entreprise

Enduit lisse Utiliser un hydrofuge Prévoir un enduit extérieur 30 /m2

Carrelage Utiliser un matériau non gélif

Utiliser une plinthe à gorge

arrondie

50 /m2

Panneaux plastique PET, PVC Pose sur tous supports

Respecter les règles de pose

Raccords avec profi ls

Idéal en rénovation

30 /m2

Porte laiterie PVC Enduit lisse hydrofuge

Les peintures Conditions d’utilisation Observations Coût entreprise

Acryliques Dilution à l’eau

Séchage rapide

Faible résistance aux nettoyages

A utiliser en partie haute des murs 7 /m2

Polyuréthanes Résistante aux agressions chimiques Parties basses de laiteries et salles de traites 10 /m2

Epoxydiques Très bonne résistance mécanique et chimique

Respecter les conditions d’application Parties basses 18 /m2

LES PLAFONDS :

Matériaux Conditions

d’utilisation

Observations Coût entreprise

Contreplaqué

Marine

ou agglo hydrofuge

En grenier avec

solivage adapté

Epaisseur 10 mm

22 mm

40 /m2

30 / m2

Polyuréthane avec

1 face alu Plafond

suspendu ou

sous toiture

Pouvoir isolant

élevé

Faible résistance

aux chocs

25 /m2

Lambris plastique Lames à clipser

Simple à mettre

en oeuvre

Non isolant 30 /m2

Plafond isolant suspendu

1 6 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stabulations libres à logettes

D/ DIFFÉRENTS TYPES D’AGENCEMENTS POSSIBLES POUR VACHES LAITIÈRES

(PLANS TYPES SIMPLIFIÉS)

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Alimentation

Aire d’exercice

Aire de couchage des animaux

Bloc traite : salle de traite - laiterie - veaux - isolements

VACHES LAITIÈRES

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 1 7

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

VACHES LAITIÉRES

1 8 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

VACHES LAITIÈRES

Stabulations libres paillées

REMARQUES

Pour le logement des grands troupeaux (> 80 VL), il est

possible, aussi bien pour les stabulations libres à logettes

que sur aire paillée, de créer de part et d’autre d’un

couloir d’alimentation central, deux modules identiques

de logement des animaux. Le bloc traite se situant d’un

côté, obligation sera faite de transférer un lot de vaches

pour la traite de l’autre côté du couloir d’alimentation

(passage par l’extérieur du bâtiment éventuellement).

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

Stockage des déjections

Fumier, Purin ou Lisier

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 1 9

PRÉCONISATIONS TECHNIQUES

POUR LE LOGEMENT

DES VACHES ALLAITANTES

A/ RECOMMANDATIONS DIMENSIONNELLES POUR LE LOGEMENT DES VACHES

ALLAITANTES ET DES GÉNISSES

Logement des vaches allaitantes

(largeur cornadis 0,83 m)

Surface aire

de vie

Profondeur

aire paillée Largeur de béton

Stabulation libre paillée 10 - 12 m² 13 - 15 m

Stabulation libre paillée + aire bétonnée autonettoyante 10 - 12 m² 12 – 15 m 2 – 3 m

Stabulation libre paillée + aire bétonnée raclée 10 - 12 m² 12 – 14 m 3 – 3,5 m

Stabulation libre paillée + béton de stabilité 10 - 12 m² 13 – 15 m 4 m

Logement génisses 1 – 2 ans

(largeur cornadis 0,62 m)

Surface aire de

vie

Profondeur aire

paillée Largeur de béton

Stabulation paillée 6 – 7 m² 10 m –

Stabulation paillée + aire bétonnée en pente 5,5 m² 9 m 2 m

Logement élèves 1 an

(barre au garrot)

Surface aire de

vie

Profondeur aire

paillée Largeur de béton

Stabulation paillée 4 – 5 m² 8 - 10 m –

Stabulation paillée + aire bétonnée 4 - 5 m² 8 m 1,80 m

Stabulation libre à logettes

Longueur stalle avec couloir de paillage 2,30 m

Couloir de paillage 2,7 à 3 m

Largeur logette 1,20 m

Etable entravée

Longueur stalle 1,90 à 2 m

Largeur 1,20 m

Couloir de service arrière 2 m

Parc à veaux 3,5 – 4 m

2 0 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

VACHES ALLAITANTES

B/ DIFFÉRENTS TYPES D’AGENCEMENTS POSSIBLES POUR VACHES ALLAITANTES

(PLANS ET COUPES SIMPLIFIÉS)

Etable entravée avec box à veaux à l’arrière et couloir de circulation

Etable entravée

Couchage - stalles

Box à veaux

Alimentation

Couloir de service

ou aire d’exercice

Box à veaux ou d’isolement

Couloir de service

Couloir d’alimentation

Couloir de service

Box à veaux ou d’isolement

Couloir de service

Couloir de service

Alimentation

Stalles

Box

à veaux

Box

à veaux

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 2 1

Stabulation libre avec logettes paillées

VACHES ALLAITANTES

Box Box

à veaux Box

Box Box

Stalle

Raclage

Logettes

Couloir de paillage

Logettes

Raclage

Couloir d’alimentation bétonné

Raclage

Parc à veaux

Raclage

Logettes

Logettes

Couloir d’alimentation bétonné

Raclage

Parc

à

veaux

Couloir de paillage

Logettes

Logettes

Raclage

Vêlage

Couloir d’alimentation bétonné

Raclage

Raclage

Box Vêlage Vêlage

à veaux

Box

à veaux

Couloir de paillage

Logettes

Logettes

Couloir de service

Couloir d’alimentation

2 2 G u i d e p r a t i q u e d e l ’ é l e v e u r

Stabulation libre paillée intégrale Stabulation libre paillée avec aire bétonnée auto nettoyante

Stabulation libre paillée avec aire bétonnée raclée Stabulation libre paillée avec aire bétonnée raclée

et couloir de circulation arrière

Stabulation libre paillée avec aire bétonnée auto nettoyante, box à veaux intercalés et couloir

de service

VACHES ALLAITANTES

C o n s t r u i r e u n b â t i m e n t e n é l e v a g e b o v i n 2 3

VACHES ALLAITANTES

Stabulation libre paillée avec aire bétonnée raclée, box à veaux et couloir de circulation à l’arrière

Réalisation graphique, impression : G. de Bussac S.A. Clermont-Fd - 04 73 42 31 00 - Photos couverture : CDA Cantal Haute-Loire, Auvergne Promobois, CRA CRDP

RÉALISATION

Services Bâtiments des Chambres Départementales d’Agriculture - E.D.E

Allier – tél 04 70 48 42 42

Cantal – tél : 04 71 45 55 00

Haute-Loire – tél : 04 71 07 21 00

Puy-de-Dôme – tél : 04 73 44 45 46 ou 04 73 44 46 00

COORDINATION RÉGIONALE

Chambre Régionale d’Agriculture d’Auvergne - tél : 04 73 28 78 30

GVL (GIE Lait Viande Auvergne) - tél : 04 73 28 77 01

RÉDACTION

Groupe Régional Références Bâtiments d’Elevage :

Gaston LAGRANGE - Yannick LAPENDRIE - Daniel BELARD - Laurent SALLARD

Jean-Paul NICOLAS – Jean-Yves CABAL – Philippe MOREAU – Catherine MESNIL

Jean-Louis RENOUX

D’AUVERGNE

CANTAL

CHAMBRES

Ce dossier a été réalisé avec le concours fi nancier de l’ADAR, du FEOGA (Objectif 2)

et de l’Offi ce de l’Élevage

le logement des poulets

février 2nd, 2010

Le logement des poulets

Si on laisse la volaille divaguer librement, la maladie peut se propager rapidement à tous les oiseaux élevés par la communauté.

La première étape pour améliorer la volaille consiste à la garder dans un endroit clôturé et à lui fournir un abri.

Un abri couvert (poulailler) protégera les poulets et les canards du vent, de la pluie, de la neige et des prédateurs comme les renards.

Pourquoi nous prévoyons un logement pour les poulets

Si les poulets restent à l’abri:

· Ils sont protégés du soleil, de la pluie, du froid et de la neige.· Ils sont protégés contre d’autres animaux comme les renards et les oiseaux de proie, et aussi contre les voleurs et les accidents de la route.

· Les jeunes oiseaux sont protégés.

· On peut contrôler la distribution de nourriture et d’eau.

· On peut empêcher la volaille de manger de la nourriture défectueuse ou de boire de l’eau polluée.

· On peut fournir à la volaille des pondoirs qui facilitent le ramassage des œufs.

· On peut interrompre la propagation de la maladie.

Combien d’oiseaux faut-il mettre dans un poulailler?

Il faut un espace suffisant pour tous les oiseaux, ainsi que pour les auges contenant la nourriture et l’eau. Si la volaille est trop entassée, les oiseaux commenceront à se donner des coups de bec. Si certains se mettent à saigner, le problème s’aggravera car d’autres oiseaux commenceront à donner des coups de bec. Les jeunes oiseaux ont besoin de moins d’espace que les oiseaux plus âgés, et il faut installer des perchoirs où les poulets se jucheront la nuit.

L’espace nécessaire au sol est le suivant:

· On peut élever 50 poulets sur une surface de 16 m² (4 m × 4 m).
· Il faut 1 m de perchoir pour chaque groupe de cinq poulets adultes.

Le logement des poulets

Pour être satisfaisant, le poulailler doit répondre aux conditions suivantes:

· Il doit être construit sur une éminence à proximité du domicile de l’éleveur qui pourra ainsi le surveiller.· Le poulailler doit avoir 2 m de hauteur, et il est préférable que, jusqu’à 50 cm de hauteur, les murs soient en brique, en pierre ou en béton, le reste étant en bois, en bois et grillage, en tôle ondulée ou tout autre matériau approprié. On peut fabriquer de petits poulaillers avec du bois et du grillage.

Poulaillers (enclos grillagés)

Tout poulailler doit donner sur un espace où la volaille peut faire de l’exercice et picorer l’herbe, les insectes, etc. Cet enclos doit être entouré d’un grillage ou d’un autre matériau approprié et, si possible, ombragé par quelques arbres. Une partie peut être couverte pour que la volaille s’y abrite les jours de pluie. Si possible, cet espace doit être divisé en deux parties dont l’une sera interdite aux oiseaux pour laisser repousser l’herbe.

Pour 50 poulets, il faut prévoir un poulailler de 16 m² et un enclos de 500 m².

Poulaillers (enclos grillagés)

Pondoirs

On appelle pondoirs des boîtes où la poule peut pondre ses œufs. Le pondoir peut être en bois, en grosse vannerie ou en poterie. Il faut tapisser ce nid de paille ou de foin. Les boîtes en bois peuvent être fixées sur le côté du poulailler avec une ouverture vers l’extérieur où l’on ramassera les œufs.

elvage

février 2nd, 2010

L’élevage est l’ensemble des opérations qui assurent la multiplication à l’usage des humains d’animaux souvent domestiques, parfois sauvages.

Les premières traces d’élevages d’herbivores ont été découvertes en Mésopotamie il y a plus de 8 000 ans. Elles sont associées à un culte tauromachique, avec des jeux (dangereux) dont la corrida est une lointaine descendante.

Pendant le haut Moyen Âge en Europe, la consommation de viande semble avoir été relativement importante, au moins pour la partie la plus riche de la population[2]. Fernand Braudel écrivait que « Des siècles durant, au Moyen Âge, elle (L’Europe) a connu des tables surchargées de viandes et des consommations à la limite du possible »[3]. L’élevage fournissait d’autres ressources telles que le lait, le cuir, la laine et la graisse. Il permit une civilisation de l’objet au XIIIe siècle : le cuir était transformé en chaussures ; le parchemin était de la peau traitée. La laine alimentait l’industrie drapière. Les boyaux et les cornes entraient dans la fabrication d’instruments de musique.

Les paysans utilisent la force des animaux pour les travaux agricoles : bœufs et chevaux tirent la charrue ou la herse. Ils réalisent les corvées de charrois (transport de vin, de blé, de bois, de paille). Les chevaux étaient parmi les biens les plus précieux des chevaliers et des armées. Plus tard, ils ont halé les navires et péniches sur les fleuves. Certains moulins ont longtemps utilisé leur force de travail.

L’élevage fournit aussi de manière indirecte ou direct des fumures pour amender les terres dans les systèmes dites de polyculture-élevage.

But [modifier]

Les opérations consistent à

  • gérer la reproduction des animaux adultes pour les multiplier.
  • leur fournir gite, nourriture, soins, en vue de leur utilisation et/ou de leur production.

Les produits de l’élevage sont :

L’élevage s’applique généralement aux espèces d’animaux domestiques, mais pas exclusivement. On élève aussi des animaux sauvages, par exemple les visons.

L’élevage fait appel à un certain nombre de sciences et de techniques :

Veaux en batterie

Un fait: de nos jours, l’élevage, dans les pays dits développés, a aussi pour objectifs de contribuer :

  • à la préservation de paysages ouverts,
  • à la préservation des espèces et des races domestiques à faible rendement menacées de disparition ,
  • aux loisirs : animaux de compagnie et de concours, colombophilie, etc.

D’après le dernier recensement de la FAO, le monde compte 17 milliards de poulets, 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 1,4 milliard de bovins, un milliard de cochons et un milliard de canards[1].

L’alimentation des boeufs et des génisses de race à viande

février 2nd, 2010

125-boeuf-dans-pature1.jpg 

L’alimentation des boeufs et des génisses de race à viande

Ces animaux à croissance lente, engraissés jusqu’à l’âge de trois mois en moyenne, donnent une viande de qualité réputée.
Après avoir passé environ huit mois au pâturage avec leur mère et avoir été sevrés, leur régime alimentaire alterne des phases de pâturage exclusif, sans autre aliment, au printemps, en été et en automne, avec des phases d’alimentation en bâtiment l’hiver, quand l’herbe ne pousse plus, reposant sur du foin ou autre fourrage conservé, plus des céréales et des tourteaux.

Il y a bien sûr quelques variantes à cette alimentation type. En région Limousine, certaines génisses sont abattues jeunes vers 10 à 20 mois. De même, les boeufs issus de races laitières sont sevrés très tôt, reçoivent durant les trois premiers mois de leur vie de l’aliment d’allaitement, du foin, des céréales et des tourteaux avant d’aller au pâturage et sont abattus plus jeunes que les boeufs issus de races à viande.

A l’opposé, certaines génisses de races à viande sont élevées jusqu’à 42-45 mois et font alors souvent un veau, mais leur régime alimentaire reste le même que celui décrit plus haut. Source : Institut de l’élevage.

L’alimentation des jeunes bovins ou taurillons

Les bovins mâles issus du troupeau français peuvent avoir plusieurs destinées.

S’ils sont de race laitière, ils sont orientés soit vers la production de veau de boucherie, soit castrés pour une faible proportion d’entre eux, soit engraissés pour être abattus jeunes vers 18 mois pour produire du ” taurillon “.

S’ils sont de race à viande, ils sont soit castrés pour faire des boeufs, soit engraissés pour produire également des taurillons. Cette production de taurillons donne une viande peu colorée. Elle est majoritairement destinée au marché export. Leur alimentation est assez standardisée.

S’ils sont issus de race laitière, ils sont sevrés au cours de leur premier mois et reçoivent alors pendant trois mois un aliment d’allaitement plus du foin ou concentré. S’ils sont issus de race à viande, ils sont sevrés après 8 mois passés avec leur mère au pâturage.

Ensuite, les trois quarts des jeunes bovins produits dans notre pays sont alimentés avec des aliments comportant du maïs-fourrage (plante entière). Cet aliment très énergétique, riche en glucides mais pauvre en protéines, est complémenté avec d’une part, des matières azotées sous forme de céréales, et d’autre part, du tourteau d’oléagineux (ex : tourteau de soja).

Les variantes dans l’alimentation sont liées aux disponibilités régionales. Dans le Nord, région productrice de betteraves sucrières, les pulpes sèches ou surpressées remplacent le maïs-ensilage.

Dans le Sud-Ouest, le maïs-ensilage peut être remplacé par du sorgho ensilé, de la luzerne, et dans d’autres régions, par des céréales aplaties.

Dans certains cas, les jeunes bovins de races laitières peuvent également passer au pâturage entre les âges de 6 mois et un an ; à cet âge, rentrés à l’étable, ils reçoivent l’alimentation décrite précédemment jusqu’à l’abattage qui intervient à l’âge de 20-21 mois.

Fonctionnement de l’estomac d’un ruminant

- La vache a quatre estomacs qui lui permettent de ruminer.

La rumination est la première étape de l’alimentation des bovins, mais aussi de nombreux animaux sauvages ou domestiques dénommés ruminants (les cerfs, les zébus, les buffles, les moutons, chèvres, mouflons…). Au pré, un bovin rumine de 8 à 12 heures par jour.La rumination est lente et se décompose en différentes étapes, au cours desquelles les aliments font des allers-retours entre la bouche et les premiers des quatre estomacs que possède la vache :
- la panse ou rumen,
- le réseau ou bonnet,
- le feuillet ou livret,
- la caillette.

- La rumination : pour ne pas consommer sur place

Pour que la rumination commence, il faut que la vache se nourrisse. Quand elle broute, elle ne va pas beaucoup mâcher son herbe, mais plutôt l’avaler sous forme de brins assez longs. Ces brins descendent dans l’œsophage et tombent dans le réseau, d’où ils vont directement dans la panse (toutes les minutes).

Une fois que la vache a brouté une grande quantité d’herbe, elle va se coucher au calme. C’est à ce moment-là que la rumination vraie commence. De la panse, les gros brins d’herbe vont être renvoyés vers la bouche, grâce à une contraction du réseau synchronisée avec l’œsophage. De retour dans la bouche, ce bol alimentaire va être mâchonné longtemps.
Cette mastication réduit la dimension des particules d’herbe. Pendant cette étape, une forte quantité de salive vient se mélanger à l’herbe : lorsque la vache mastique entre 6 et 8 heures par jour, elle produit entre 160 et 180 litres de salive.

Une fois bien broyés, les petits brins d’herbe retournent dans la panse. Ils vont alors être ” attaqués ” par les micro-organismes, qui vont commencer à les digérer.
Cette intense activité microbienne est une fermentation. Elle se produit en continu, mais un même brin végétal reste dans le rumen de 24 à 48 h, pendant lesquelles il est “attaqué” par les micro-organismes. Cette fermentation fabrique des substances volatiles, qui vont passer à travers la paroi de la panse et être utilisées comme source d’énergie par les organes de la vache. Elles vont aussi participer à la fabrication du lait.

Cette fermentation produit plus de 1 000 litres de gaz par jour. Seuls les aliments finement broyés en bouillie passent dans les réservoirs suivants : le feuillet, puis la caillette.

La rumination permet aux bovins de ne pas passer toute la journée dans une prairie à mastiquer de l’herbe. Ils peuvent au contraire passer un minimum de temps à brouter et stocker cette herbe dans leur panse. Puis ils vont aller un peu plus loin, à l’abri, et recommencer à les mastiquer. La rumination leur permet de limiter le temps pendant lequel ils sont dans une prairie, “à découvert” et exposés au soleil mais aussi aux prédateurs. Car la domestication des vaches n’est pas trés ancienne et auparavant, il n’y avait pas d’éleveurs pour protéger les vaches sauvages des attaques des carnivores.

- Le feuillet va commencer à trier certains nutriments

Dans le feuillet, la vache va absorber certaines substances contenues dans la “bouillie” d’herbe et de micro-organismes : l’eau, le sodium, le phosphore et d’autres substances volatiles. Le sodium et le phosphore sont récupérés dans le sang et retourneront dans la panse par l’intermédiaire de la salive.

Nota : Grâce à ses lames, qui ont un espacement bien déterminé, le feuillet va aussi fonctionner comme un filtre : les gros brins d’herbe ne peuvent pas descendre. Seules les particules de moins de 2 mm de long peuvent traverser le feuillet : il régularise le transit digestif et prépare le repas de la vache à la digestion vraie qui se fera dans la caillette.

- La caillette fait une digestion acide

La caillette sécrète de l’acide chlorhydrique et de nombreuses enzymes digestives, comme le fait l’estomac des autres animaux non ruminants (le chien, le porc, l’homme…).

Nota : La caillette digère la majorité des graisses (lipides) et les protéines végétales qui ont échappé à la fermentation dans la panse.
Elle digère aussi les protéines que les bactéries ont fabriqué dans la panse. Cela représente de 0,5 à 2,5 kg de protéines par jour, fabriquées à partir de l’herbe.

Au terme de ce lent travail, les aliments ne ressemblent plus du tout à des brins d’herbe. Ils passent ensuite dans l’intestin grêle et le gros intestin, où la digestion se poursuit grâce aux sécrétions de la vésicule biliaire et du pancréas… Mais c’est une autre histoire.

Bien-être

“Tout animal est un être sensible envers qui l’homme a des obligations”.
La manipulation des animaux, les soins à leur apporter, leur transport, sont autant d’actes quotidiens strictement réglementés sur la base d’une préoccupation fondamentale : le bien-être animal. L’éleveur, entre autres, est l’un des principaux acteurs de ce respect du bien-être, ne serait-ce que grâce à sa connaissance du comportement naturel des animaux. Les bovins et les ovins disposent, par exemple, d’une très grande sensibilité olfactive et d’une bonne perception auditive.
Ainsi, ces deux espèces réagissent aux bruits et aux odeurs particulières. Par contre leur perception visuelle est limitée; ils ne perçoivent pas notamment les éléments en relief. Ils sont facilement perturbés par un changement d’éclairage et par des ombres. Les bovins et les ovins sont des animaux dits sociaux, c’est-à-dire qu’ils vivent généralement en groupe.
Ce phénomène est particulièrement développé chez la majorité des races ovines dites grégaires.

Les soins apportés aux bovins

Malgré leur gabarit imposant, les bovins sont sensibles, menacés d’affections, conséquences de plusieurs facteurs de risques liés :

- à l’animal lui-même,

- à son environnement (une étable humide, un manque d’hygiène, une alimentation inadaptée),

- à des agents pathogènes (virus, bactéries, parasites).

Certains signes sont annonciateurs d’une maladie; l’éleveur y est particulièrement attentif…

Il peut s’agir d’abattement, d’un manque d’appétit, d’un arrêt de la rumination, d’une boiterie, d’un essoufflement, d’un écoulement nasal, d’une toux sèche ou grasse, d’une hyperthermie (température supérieure à 39,5°).

A tous les instants, l’éleveur porte une attention systématique au respect des règles d’hygiène, aux conditions d’ambiance, aux premiers signes de la maladie afin de l’identifier… et de soigner l’animal dans les meilleurs délais.

Si le bien-être et la santé de l’animal doivent être une préoccupation naturelle par le simple fait que c’est un devoir pour l’homme, il faut également savoir que la non prise en compte de ces éléments conduit, pour le consommateur, en France notamment, à une forte dépréciation économique de la viande en raison des conséquences que cela a sur la qualité de la viande.

Le transport des ruminants

La base réglementaire du transport des ruminants
Il y a certaines règles auxquelles le transport des animaux ne déroge pas : elles sont relatives à l’état de l’animal. Hors contexte exceptionnel, il est en effet interdit de transporter, dans un but lié au commerce (vente, abattage…), des animaux malades ou blessés, pas plus que des vaches ou des brebis gestantes et proches du terme.

De même, un jeune âgé de moins de deux jours doit rester avec sa mère et ne peut être soumis au transport. Il est simple de distinguer les nouveau-nés : leur nombril (ombilic) n’est pas cicatrisé.

Les règles de bien-être des animaux telles qu’elles sont définies dans la législation concernent des transports à visée commerciale : elles ne s’appliquent pas à l’éleveur qui embarque des veaux dans une fourgonnette pour les amener au champ, ou, d’une façon plus générale, à des transports de moins de 50 km.

L’aiguillon est depuis longtemps interdit pour obliger les animaux à monter dans un camion de transport. Il existe également une pile, qui envoie de faibles décharges électriques si elle est mise au contact de la peau de l’animal (un peu comme les clôtures électriques).

Son utilisation est réglementée aussi : la loi prévoit que l’on “évite dans la mesure du possible l’utilisation d’appareils administrant des décharges électriques”. Ces piles sont tolérées sur les bovins adultes mais seulement sur les muscles de l’arrière-train, sur ceux qui refusent de bouger et si les chocs durent deux secondes au maximum et sont “correctement espacés”.

Marchés aux bestiaux et bien-être animal

Chaque semaine, à jour et à heure fixes, les marchés aux bestiaux ouvrent leurs portes.

Environ deux millions d’animaux, pour l’essentiel des bovins et des ovins, transitent chaque année par ces lieux d’échanges interprofessionnels. Ces regroupements d’animaux permettent, selon la loi de l’offre et de la demande, de déterminer les prix du bétail.

Le commerce de bétail représente 13 000 opérateurs, 1 500 entreprises, pour un chiffre d’affaires de 9 milliards d’euros.
Maillons indispensables de la filière bétail et viandes, les marchés aux bestiaux sont présents dans plus d’une cinquantaine de communes françaises…

Pour en savoir plus sur les marchés aux bestiaux et voir des extraits du film réalisé par le CIV, consultez notre mini-site :

Transhumance

 La transhumance, qui signifie “au-delà des terres”, se pratique partout où les troupeaux doivent changer de territoire pour se nourrir. Qu’elle soit bovine ou ovine, elle se pratique, en France, dans les massifs montagneux : Alpes, Pyrénées, Massif Central… Chaque année, aux beaux jours, entre mai et juin, les vaches et leur veau, les brebis et leurs agneaux, tous nés en hiver, prennent leurs quartiers d’été. Ils quittent la plaine, où il ne reste plus rien à pâturer, pour gagner les estives; là, ils pourront brouter l’herbe des alpages, surveillés par un ou plusieurs bergers, laissant ainsi à l’éleveur du temps pour préparer l’hiver : assurer les réserves alimentaires à partir du foin qu’il va récolter dans ses prairies autour de l’exploitation…

La transhumance se pratique le plus souvent en camion, parfois à pattes comme il y a encore quelques années.

Cette pratique, ancestrale, a toujours sa raison d’exister. D’une part, elle permet aux animaux de trouver de la nourriture et d’autre part, elle est utile à l’homme : l’été, les troupeaux broutent les pistes de ski et leurs alentours et permettent ainsi, en rasant l’herbe, de retenir le manteau neigeux en hiver, évitant ainsi les avalanches.

En savoir plus sur le bien-être des animaux d’élevage…

Reproduction

La puberté chez les bovins apparaît vers l’âge de 15 mois. Le cycle sexuel des femelles dure environ 21 jours. Une femelle en chaleurs accepte le chevauchement de ses congénères. L’ovulation a lieu 10 à 12 h après la fin des chaleurs. Après le vêlage (naissance du veau), qui entraîne la production de lait, les femelles n’ont pas de chaleurs pendant 40 à 90 jours selon les races, sachant que la tétée du veau allonge cette période chez les races bovines dites “à viande”.

La durée de gestation d’une vache est d’environ 9 mois mais dépend de la race, de l’âge de la femelle, du nombre de veaux qu’elle a eus et du nombre de veaux nés à chaque vêlage. Cette durée a tendance à augmenter avec la taille de la femelle. Les races les plus lourdes ont des gestations d’environ 293 jours, contre 283 jours pour les races plus petites. Les génisses (femelles n’ayant encore jamais vêlé) ont une durée de gestation légèrement plus courte que les vaches, et les jumeaux entraînent aussi une baisse de la durée de gestation.

Une vache de race à viande produit entre 10 et 20 litres de lait par jour pendant sa lactation qui dure jusqu’au sevrage du veau (entre 6 et 8 mois); une vache de race laitière, qui elle est traite, donne en revanche en moyenne de 20 à 25 litres de lait par jour pendant 300 jours par an.

Monte naturelle ou insémination artificielle chez les bovins

En élevage laitier (élevage dont la production principale est le lait), 90% des femelles sont fécondées par insémination artificielle. Un taureau dit “améliorateur” (c’est-à-dire qu’il apportera à la nouvelle génération un “plus” au niveau du critère de sélection choisi) peut ainsi engendrer de 100 à 200.000 veaux en 2 ou 3 ans. L’insémination artificielle permet donc de diffuser facilement le progrès génétique dans le monde ; elle offre de nombreuses garanties tant pour la qualité de la production qu’au niveau sanitaire.

Paillettes (doses d’insémination)

En élevage allaitant (élevage destiné à la production de viande), la monte naturelle est privilégiée pour des raisons pratiques. En effet, lors de la période de reproduction qui se situe au printemps, les vaches sont dans les prés, et tant la détection des chaleurs que la manipulation des vaches pour l’insémination sont plus délicates. Il y a toutefois entre 10 et 40% des femelles de races à viande qui sont fécondées par insémination artificielle.

Reproducteur laitier

Les avantages de l’insémination artificielle sont :
- d’ordre sanitaire (limitation de la propagation des maladies sexuellement transmissibles et de la brucellose),
- d’ordre génétique (choix des taureaux),
- voire d’ordre économique (pas d’entretien de taureaux sur l’exploitation).

Les inconvénients sont :
- les manipulations plus importantes des animaux,
- la nécessité de personnel supplémentaire,
- des résultats de gestation moins élevés qu’en monte naturelle.

Dans l’espèce bovine, on sait congeler la semence (ce qui par exemple n’est pas le cas chez les porcins où la semence doit être utilisée “fraîche”). Il est ainsi possible d’exporter les qualités génétiques d’un taureau dans tous les pays et à n’importe quelle saison, sans avoir à déplacer l’animal lui-même.

La sélection des animaux

En production de viande, les objectifs de sélection se situent à 3 niveaux :
- le naisseur recherche des qualités d’élevage, c’est-à-dire tout ce qui touche à la reproduction, à l’allaitement, au vêlage, à l’instinct maternel, etc.
- l’engraisseur est plus intéressé par les performances de croissance de l’animal, son aptitude à bien utiliser les aliments consommés, sa morphologie, sa capacité d’engraissement, etc.
- le transformateur s’intéresse aux critères influant sur la qualité des carcasses afin d’obtenir des rendements élevés et une viande de bonne qualité.

Le vêlage

Le vêlage est l’ensemble des événements qui vont permettre au veau de naître.

Mais il ne se limite pas à l’expulsion du veau de l’utérus de sa mère : le vêlage concerne aussi l’expulsion des enveloppes fœtales, qui, normalement, suivent le même chemin que le veau dans les heures suivant sa naissance. Le vêlage déclenche la mise en route de la lactation, qui va nourrir le jeune bovin.

La fin de la gestation de la vache
La gestation de la vache dure au total 9 mois. Mais pendant toute cette durée, le fœtus ne grandit pas à la même vitesse : la plus grande partie de sa croissance a lieu au cours des trois derniers mois (du jour 190 au jour 282). Le poids du futur veau passe alors en moyenne de 4 kg (poids qu’il a mis 6 mois à atteindre) à environ 40 kg.

Pendant toute la gestation, les besoins alimentaires de la vache augmentent. Et pendant le dernier tiers de la gestation, l’organisme de la vache qui porte un veau doit maintenir en permanence deux objectifs un peu contradictoires :

1/ son alimentation doit pouvoir fournir suffisamment de matériau de construction au fœtus pour qu’il puisse grossir de 35 kg en 3 mois,

2/ mais pendant qu’il grossit dans l’utérus, le veau repousse la panse de la vache vers l’avant. Ce qui diminue un peu le volume de cet estomac et augmente la pression dans le ventre de la vache, à la fois sur l’appareil digestif, sur la vessie… et augmente le volume total de l’abdomen.

La vache doit donc manger plus avec un estomac plus comprimé. Elle devient donc particulièrement sensible aux problèmes alimentaires, mais aussi aux incidents sanitaires (infections, stress…) qui pourraient se produire pendant cette période.

Les signes annonciateurs du vêlage
Pour prévoir à quel moment le début du travail va se faire, plusieurs critères sont observables :

1/ Si la vache va faire son premier veau, le pis s’élargit, gonfle (œdème). Sur les vaches plus âgées,
la montée de lait commence très peu de temps avant le vêlage.

2/ Les ligaments du bassin de la vache se relâchent : ils se distendent, ce qui permettra au veau de passer à travers le bassin pendant la naissance. Cette relaxation fait descendre la base de la queue entre les pointes des fesses de la vache, si on l’observe de l’arrière. Le bout de la queue est aussi souvent “tout mou”. Sans cet écartement physiologique, le veau ne pourrait être expulsé

3/ Un écoulement translucide de mucus apparaît à la vulve de la vache : c’est le bouchon de mucus qui bloquait l’utérus pendant toute la gestation qui se liquéfie pendant les jours qui précèdent la naissance.

L’observation du vêlage
Il est important pour un éleveur d’observer ses vaches pendant le travail. Avant tout pour pouvoir la placer à temps dans un espace à part, où elle sera tranquille pour mettre bas. Mais également pour détecter à temps toute anomalie qui nécessiterait l’intervention du vétérinaire.

Toutefois, il faut déranger la vache le moins possible pendant le vêlage : certains éleveurs utilisent une caméra vidéo reliée à leur propre chambre à coucher pour pouvoir observer le travail de la vache qui a choisi de vêler pendant la nuit.

La position normale du veau dans l’utérus au moment du vêlage est très importante : si le veau est bien positionné, la vache va pouvoir lui donner naissance sans aide extérieure. Mais, dans environ
5 % des cas, le veau est mal positionné dans l’utérus.

L’intervention de l’éleveur, ou du vétérinaire, devient alors impérative pour sauver le veau et sa mère. Parfois, il n’est pas possible de sortir l’animal par les voies naturelles. Le vétérinaire procède alors à une césarienne.

Les trois étapes du travail
Avant de donner naissance au veau, la vache se couche. Ce qui a pour effet de ramener l’utérus à l’horizontale et d’améliorer l’efficacité des contractions utérines : la panse pousse alors passivement
le veau vers l’arrière et les contractions le “guident” vers la sortie.

Première étape : dilatation du col utérin et début des contractions
Le premier stade du vêlage dure en général 4 heures (6 heures si la vache vêle pour la première fois).Le col de l’utérus, jusqu’alors contracté, se dilate. Dans le même temps, les premières contractions utérines, encore irrégulières, démarrent. Elles commencent à déplacer le fœtus vers l’arrière. Mais c’est la “poche des eaux” qui va se trouver entre le fœtus et le col de l’utérus.

Deuxième étape : l’expulsion du veau
Cette étape dure de 2 à 10 heures, une vache adulte donnant généralement naissance au veau en
3 heures. Les contractions augmentent en intensité et régularité, poussant le fœtus. La poche des eaux se rompt alors. Le fœtus progresse dans la filière pelvienne : ses pattes avant apparaissent d’abord à l’extérieur, puis sa tête. Ce qui permet de ne pas rompre le cordon ombilical pendant que la tête du veau est encore à l’intérieur (le veau ne pourrait alors pas respirer).

Troisième étape : la délivrance
Pendant cette troisième étape, le veau est au sol, encore englué, léché par sa mère, le cordon ombilical rompu. Le reste du placenta est alors expulsé de l’utérus, dont le volume a brutalement diminué, mais qui continue de se contracter. Ces restes de placenta, appelés “délivre”, sont expulsés dans les 12 heures suivant le veau.

Si l’éleveur ne trouve pas ces restes aux côtés de la vache (cela survient spontanément dans 5 à
10 % des cas), il appelle alors le vétérinaire, qui va venir effectuer la “délivrance”, soit en injectant des produits qui vont stimuler les contractions, soit en intervenant manuellement.

En effet, si ces tissus morts étaient laissés dans l’utérus, ils risqueraient d’y provoquer une infection.

Tous les veaux ne pèsent pas le même poids à la naissance. Cela dépend tout particulièrement de la race des parents. Les bovins Charolais, par exemple, sont des races “à viande” : ils sont très massifs et ont une masse musculaire imposante. Ce qui se retrouve dès la naissance sur leurs veaux, qui dépassent souvent 50 kg.

Inversement, la vache Holstein, qui est une race laitière, a un format plus fin et ses veaux pèsent aux alentours de 40 kg.

Les premiers soins au veau nouveau-né
Lorsque l’éleveur assiste au vêlage, dès la naissance du veau il va lui dégager les narines de toutes les matières liquides qui les bouchent et s’assurer que le veau respire normalement. Dans certains cas, suspendre le veau la tête en bas aide à éliminer ces matières de l’appareil respiratoire supérieur.

La désinfection du reste du cordon ombilical reste un geste important : une infection du nombril est une complication relativement fréquente.

Enfin, l’éleveur s’assure que le veau a tété très vite après sa naissance. En effet, le premier lait
de sa mère est riche en anticorps. Pendant les 24 premières heures de la vie du veau, son intestin est perméable aux grosses protéines. Ces anticorps contenus dans le premier lait (dénommé colostrum) passent alors directement, du tube digestif, dans le sang du veau : il sera ainsi en quelque sorte passivement “vacciné” par sa mère. Ces anticorps ne durent que quelques semaines, mais c’est suffisant au système immunitaire du jeune veau pour prendre le relais dans la défense contre les infections.

Les inconvénients de la mise bas “au pré”
Lorsque la naissance du veau se fait au pré, en l’absence d’intervention humaine, ce qui est relativement fréquent pour les vaches de race à viande, le plus grand risque pour un veau est de naître dans des conditions météorologiques défavorables : la plupart des vêlages se font en fin d’hiver, jusqu’au printemps. Le froid n’est pas particulièrement dangereux pour un veau sec. Mais un temps humide et froid épuise rapidement les réserves d’énergie des veaux.

Aux Etats-Unis, une enquête nationale a montré que les mauvaises conditions météorologiques
au moment de la naissance étaient la première cause de mortalité des veaux (un animal sur cinq).

Là encore, l’observation des animaux par l’éleveur permet de limiter toute déconvenue.

La famille des bovins

Races bovines

Passez votre souris sur la carte et cliquez sur le pays de votre choix :

La France possède le cheptel bovin le plus important d’Europe, avec pas moins de 25 races. Répondant aux noms de Charolaise, Blonde d’Aquitaine, Rouge des Prés, Normande, Limousine, Gasconne, Aubrac,… elles évoquent tout le charme et la variété de nos campagnes, et constituent un véritable patrimoine. L’implantation dans nos terroirs de races différentes, s’explique par la nature du sol, l’inclinaison, le climat, les différentes qualités d’herbage mais aussi par la volonté de l’éleveur.

Chez les bovins, on distingue trois types de races :

Les races à viande (ou races allaitantes), spécialisées dans la production de viande.
Ce type de race se compose de deux familles :

Les Traditionnelles : CHAROLAISE, LIMOUSINE, BLONDE D’AQUITAINE, ROUGE DES PRES, PARTHENAISE…

Les Rustiques : SALERS, GASCONNE, AUBRAC…

Les races laitières, élevées pour la production de lait : HOLSTEIN, PRIM’HOLSTEIN, BRETONNE PIE NOIRE, JERSIAISE…

Les races mixtes, aussi réputées pour leur lait que pour leur viande : NORMANDE, MONTBÉLIARDE, ABONDANCE, TARENTAISE, SIMMENTAL…

L’élevage herbager des bovins, ovins et équins : un rôle prépondérant dans le développement durable des territoires

Les élevages herbagers, centrés sur les prairies, contribuent au développement durable des territoires sur les trois aspects étroitement imbriqués que sont l’environnement, l’économie et le social :

- Environnement : les prairies protègent les sols contre l’érosion, limitent les inondations, incendies et avalanches. Elles permettent de réduire l’utilisation d’énergie dans les exploitations, de participer à la lutte contre le réchauffement climatique en stockant du carbone et de maîtriser la qualité des eaux. Ce sont aussi des espaces très riches en biodiversité animale et végétale.

- Economie : les prairies permettent une production alimentaire (viande, lait) mais aussi de cuir et de laine dans des zones difficilement cultivables. Cette production contribue notamment à répondre à la demande des consommateurs français en produits carnés et laitiers de qualité et crée de l’emploi dans les zones rurales.

- Social : Les prairies et les activités d’élevage associées contribuent au maintien de la vie sociale dans le milieu rural en de l’emploi dans des territoires faiblement peuplés, en participant de façon importante à la qualité et la diversité des paysages et donc à l’attrait touristique des campagnes françaises.

Elvage de poulet

février 2nd, 2010

Elevage de poulet : misez gros… et gagnez gros

Bien géré, avec un approvisionnement maîtrisé, il offre une rentabilité supérieure à 10%. Un élevage de 40?000 têtes nécessite un investissement de près de 3 MDH et peut générer quelque 360?000 DH de gains chaque année. Coût du foncier, prix du matériel, procédures, prix de revient…, tout ce qu’il faut savoir.

L’élevage avicole est un secteur qui présente beaucoup d’opportunités pour les investisseurs et offre une rentabilité intéressante, qui tourne autour de 12% (hors amortissement et impôt), pour peu que l’on soit vigilant sur la gestion du business.Mieux, le potentiel d’évolution est très important. En effet, compte tenu de leurs prix relativement bas par rapport aux autres denrées animales, les produits avicoles sont consommés par tous les Marocains et constituent un pilier de l’amélioration de la sécurité alimentaire de notre pays en termes de protéines d’origine animale.Avec une production, en 2007, de 370 000 tonnes de viandes de volailles, ce secteur couvre 100% des besoins pour ce type de viandes au Maroc, représentant 54% de la consommation totale toutes viandes confondues. Il a généré en 2007 un chiffre d’affaires de 16,7 milliards de DH et cumulé des investissements de l’ordre de 8 milliards de DH.Ayant évolué pendant des années dans une situation d’anarchie, le secteur avicole est, depuis 2006, strictement réglementé et mieux structuré. Après l’entrée en vigueur de la loi 49-99 réglementant la profession de l’élevage avicole et une année 2007 de transition pour se conformer aux nouvelles normes, plusieurs élevages ont été interdits d’exercer, à moins de se mettre à niveau, ce qui a même poussé certains professionnels à abandonner. A l’expiration de l’année de transition, seules 3 700 fermes de poulet de chair sur les 5 900 existantes avaient été autorisées à continuer leur activité.

L’élevage de poulet de chair est le plus accessible
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, il y a de la place pour de nouveaux entrants dans le secteur, à condition qu’ils investissent convenablement et respectent les règles mises en place. Côté activité, le potentiel de croissance existe.

Sur les trois dernières années, le taux d’accroissement moyen de la production des viandes de volailles a approché les 10 %. Et encore, on n’en est qu’à une consommation de 13,4 kg par an et par habitant. «En Europe, la moyenne de la consommation de viandes de volailles est de 20 à 25 kg par an et par habitant», précise Chaouki Jirari, directeur général de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA).

Ce niveau de consommation encore faible, conjugué à des prix accessibles sur le marché (entre 12 et 17 DH le kilo de poulet vif en moyenne), ne peut que confirmer l’idée que le secteur continuera à se développer. «Il y a encore de la marge pour la production de viandes de volailles au Maroc», poursuit le DG de la FISA.

Soyez vigilants pour l’achat du terrain
Pour ceux qui souhaitent investir dans le secteur, il faut savoir qu’il existe plusieurs contraintes à gérer, concernant notamment l’approvisionnement en poussins et en aliments ainsi que la commercialisation des produits.

Tout d’abord, il faut distinguer entre plusieurs types d’élevage avicole. Il y a ce qu’on appelle les couvoirs de production de poussins de type chair (destinés à l’engraissement), ceux de production de poussins de type ponte (reproducteurs), les élevages de volailles de type chair et enfin les élevages de poules pondeuses. Hormis l’élevage de poulet de chair, les autres catégories nécessitent des investissements colossaux et un savoir-faire très technique.

D’où l’intérêt pour l’élevage d’engraissement, de poulet en particulier, qui est le plus important en nombre de fermes au Maroc, et le plus accessible à des investisseurs nouveaux dans le métier.

Selon les professionnels, il vaut mieux démarrer petit si on fait ses premiers pas dans le domaine. Ceci dit, il faut avoir une taille convenable pour rentrer dans ses frais. «La taille optimale pour un nouvel éleveur est de 40 000 têtes. Cette capacité est viable du point de vue économique et, surtout, sanitaire», indique Ahmed Addioui, président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles (APV).

Des constructions pour un peu plus de 2 MDH
Pour un élevage de 40 000 poulets, il faut un terrain d’environ 2 hectares. Au prix de 200 000 DH/ha en périphérie de ville (le prix varie selon la région et l’emplacement), le terrain coûtera 400 000 DH. Avant de l’acheter, s’assurer qu’il répond aux exigences réglementaires et économiques du métier. En effet, il faut que le terrain respecte les distances fixées par la loi 49-99 entre les différents élevages pour éviter les contaminations.

L’éleveur doit aussi procéder aux analyses chimiques et bactériologiques de l’eau pour s’assurer qu’elle ne contient pas de métaux lourds ou de substances nuisibles à l’élevage. La possibilité de raccordement du terrain au réseau de l’Onep pour l’abreuvement des animaux est un avantage supplémentaire. En outre, l’accès au terrain doit être aisé en toutes saisons pour les véhicules de transport, et la proximité d’une ligne électrique est nécessaire. Acheter le terrain en hiver permet de vérifier qu’il n’y a pas de marécages.

Une fois le terrain acquis, il faudra construire les bâtiments d’élevage. Pour respecter une densité de 12 poulets/ m2, il faut prévoir une superficie construite de 3 300 m2 pour les 40 000 têtes, soit, à titre d’exemple, trois bâtiments de 86 mètres de long et 13 m de large chacun, avec un sas de service pour les aliments. Ils peuvent se présenter sous forme de tunnel (cerf) avec isolation, ou en double pente (charpente), et doivent comporter des pédiluves à l’entrée pour la désinfection des pieds. La construction coûtera entre 500 et 700 DH le m2, soit un budget total de 1,65 MDH.

Des bâtiments annexes sont à prévoir (vestiaires avec douches, bureau, magasin de stockage des aliments, logement des ouvriers…) et ce, conformément à la réglementation. Ils peuvent tenir sur 200 m2 dont le prix de construction tourne autour de 1 200 DH/m2, soit au total 240 000 DH.

A cela, il faut ajouter une clôture - grillage ou mur - pour le terrain (la loi exige une hauteur de 1,5 mètre) pour près de 90 000 DH, une fosse à cadavres pour 3 000 DH, un puits et un château d’eau pour un total de 95 000 DH et enfin un autoluve pour la désinfection des roues des engins livreurs ou destinés à la distribution (3 000 DH).

Concernant les équipements, le mieux est de disposer de chaînes d’alimentation automatiques avec abreuvement. Pour 40 000 poulets, il en faudra trois à raison de 140 000 DH l’unité, soit 420 000 DH.

Durant les premières semaines d’alimentation, un matériel spécial est nécessaire (abreuvoir siphoïde et mangeoire linéaire) dont le coût est de près de 20 000 DH. Un chauffage (30 000 DH), un véhicule de transport (120 000 DH), du matériel de lavage et de désinfection (45 000 DH) ainsi que divers autres petits équipements (15 000 DH) sont à prévoir.

Au total, l’investissement dans un élevage avicole d’une capacité de 40 000 unités coûte un peu plus de 3 MDH.

La marge est à réaliser sur le prix des poussins
Avant de démarrer l’activité, il faut fixer le poids de vente cible car c’est de ce poids que dépend le cycle d’élevage. Ce poids peut varier d’un kilo et quelque à plus de deux kilo. Son choix se fait en fonction de la demande à l’échelle de la région. Dans le Nord, par exemple, le poids le plus prisé est de 1,25 kilo. A Casablanca, par contre, la demande porte sur les volailles de plus de 2 kilos.

«Pour un poids d’environ 2,25 kilos, il faut compter une période d’élevage de 45 jours, une période d’enlèvement (vente) de 5 jours, une autre d’évacuation du fumier, de lavage et de désinfection de 7 jours, et une dernière de vide sanitaire, imposée par la loi de 20 jours», précise Ahmed Addioui de l’APV. Au total 77 jours sont nécessaires pour engraisser et vendre des poussins d’un jour à un poids de 2 kilos et plus.

Sur une année, cinq élevages (ou «pontes», selon la terminologie professionnelle) peuvent donc être réalisés. Mais les professionnels recommandent de se limiter à quatre afin de laisser à la ferme le temps de «respirer».

Les termes de l’investissement et les prévisions d’activités étant fixés, il faut également se pencher sur le fonctionnement d’un cycle d’élevage. Pour une ponte de 40 000 unités, il faut s’approvisionner en premier lieu en poussins d’un jour. Pour cela, il existe deux marchés. Le premier est celui des accouveurs (il en existe plus de quarante). Les prix qu’ils proposent sont officiels (prix au couvoir) et peuvent être très intéressants.

Mais l’approvisionnement doit s’inscrire dans le cadre d’un programme quand il n’y a pas de surproduction (achats planifiés dans le temps avec des quantités déterminées), ce qui est parfois contraignant. Le deuxième marché est quant à lui dit «parallèle» et il est entre les mains des intermédiaires. Il attire actuellement de plus en plus d’éleveurs car les prix peuvent y être très compétitifs (à partir de 30 centimes l’unités). Pour les besoins de notre simulation d’activité, un prix de 1 DH le poussin a été retenu, sachant qu’il peut aller jusqu’à 3 DH l’unité voire plus.

Une fois que les poussins d’un jour sont dans la ferme, il faudra les nourrir. Et c’est là le poste de dépense le plus important de cette activité. «Les achats d’aliments représentent à eux seuls 60 à 70% du coût de revient», prévient Mohamed Chennaoui, éleveur avicole et membre de la FISA. On l’aura compris, la flambée des cours des matières premières sur les marchés internationaux en 2007 a aggravé le poids de cette charge pour les éleveurs.

Les prix des aliments sont appelés à baisser
Dans le but de vendre son élevage à un poids unitaire tournant autour de 2,25 kilos, il faudra compter 1 kilo d’aliment de démarrage par poussin, à 4,40 DH le kilo, et 3,5 kilos d’aliment de croissance à 4,20 DH le kilo, soit 14,7 DH. Au total, chaque poussin consommera pour 19,1 DH d’aliments, soit une charge globale de 760 000 DH pour une ponte de 40 000 têtes.

L’élevage nécessitera également des produits vétérinaires (vaccins). Pour 40 000 têtes, cette charge s’établira à près de 80 000 DH. Enfin, pour ce qui est des autres charges - gaz pour le chauffage, paille pour la litière, main-d’œuvre (trois ou quatre ouvriers pour les 40 000 poussins), eau, électricité, transport et désinfection-, les professionnels estiment leur montant à 1,5 DH par kilo de poulet produit, soit, pour un élevage de 40 000 têtes, une dépense de près de 120 000 DH.

In fine, le coût global d’une ponte de 40 000 têtes destinées à la vente avec un poids moyen de 2,25 kilos par poulet est de près d’un million de DH, ce qui correspond à un coût de revient de 25 DH par poulet, soit 11 DH le kilo ? Pour le prix de vente sortie ferme, il tourne actuellement autour de 12 DH le kilo après un pic de 13 DH en août dernier.

Ce qui laisse dans notre cas une marge unitaire d’un DH/kilo, soit pour 40 000 têtes un gain de 90 000 DH. Ainsi, avec quatre cycles dans l’année, les bénéfices peuvent se monter à près de 360 000 DH hors amortissement de l’investissement et impôt sur le revenu (si l’éleveur se déclare comme personne physique) ou sur les sociétés (s’il est déclaré comme personne morale).

Ces gains sont importants (12% de l’investissement chaque année). Pourtant, les professionnels du secteur estiment que les prix de vente sont inférieurs aux niveaux auxquels ils devraient se situer. «Il n’y a pas de réelle confrontation entre offre et demande sur le marché à cause de la multiplication des courtiers et de l’attitude passive de certains éleveurs qui, parfois, vendent à perte», déplore Mohamed Chennaoui. Pour lui, le prix sortie ferme doit être au minimum de 14 DH/kilo pour permettre de réaliser une marge décente.

En attendant la mise à niveau de l’aval du secteur avicole (transport, marché de gros, tueries…), comme cela s’est fait avec l’élevage, et dans l’impossibilité d’agir sur les cours des matières premières, les éleveurs n’ont plus que les prix des poussins pour grignoter de la marge. «On peut gagner de 0,50 à 1 DH de marge rien que sur le prix du poussin», estime Ahmed Addioui de l’APV.

Par ailleurs, selon les professionnels du secteur, les cours des matières premières devraient se détendre en raison de la récession économique mondiale et du retour à de bonnes récoltes. Ce qui devrait alléger les charges d’alimentation des éleveurs et renforcer leurs marges. En dehors de cela, une bonne gestion de l’élevage est essentielle pour optimiser les coûts et maximiser les gains.

L’indice de consommation (rapport entre le tonnage d’aliment utilisé et le tonnage de poulet obtenu), notamment, est un ratio à optimiser (il doit être proche de 2). Pour cela, il faut veiller sur la qualité des poussins, celle des aliments, de l’eau et de la litière. De manière générale, il est impératif d’assurer les meilleures conditions à son élevage.





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